Décompte de charges : comment le lire et le vérifier ? — Le Mot Immo 02
Le Mot Immo de la semaine · épisode 02 — une série de Groupe SF Immo SA, gérance immobilière à Fribourg et Yverdon-les-Bains.
Les charges — la loi parle de « frais accessoires » — sont dues pour les prestations fournies par le bailleur ou un tiers en rapport avec l’usage du logement (art. 257a al. 1 CO). Le bail peut les faire payer de deux manières : par des acomptes, soldés ensuite par un décompte, ou par un forfait, qui ne donne pas lieu à décompte. Le décompte compare les acomptes versés aux dépenses effectives de la période : il se solde par un supplément à payer ou par un remboursement.
Les frais accessoires ne sont à la charge du locataire que si cela a été convenu spécialement (art. 257a al. 2 CO). Un poste qui ne figure pas dans le bail est réputé compris dans le loyer net.
Pour les habitations, les frais accessoires sont les dépenses effectives du bailleur pour des prestations en rapport avec l’usage de la chose, telles que les frais de chauffage, d’eau chaude et autres frais d’exploitation, ainsi que les contributions publiques qui résultent de l’utilisation de la chose (art. 257b al. 1 CO).
Si le bailleur perçoit les frais accessoires sur la base d’un décompte, il doit l’établir au moins une fois par an et le présenter au locataire (art. 4 al. 1 OBLF). S’il les perçoit de manière forfaitaire, il doit se fonder sur la moyenne calculée sur une période de trois ans (art. 4 al. 2 OBLF). Les frais d’administration liés à l’établissement du décompte peuvent être calculés selon les dépenses effectives ou portés en compte jusqu’à concurrence des taux usuels (art. 4 al. 3 OBLF).
À la demande du locataire, le bailleur doit lui permettre de consulter les pièces justificatives (art. 257b al. 2 CO). Pour le chauffage et l’eau chaude, le locataire ou son mandataire peut consulter les pièces justificatives originales et demander des renseignements sur l’état des stocks de combustible au début et à la fin de la période de chauffage (art. 8 al. 2 OBLF).
Entrent en ligne de compte les dépenses effectives directement liées à l’utilisation de l’installation, notamment le combustible et l’énergie consommés, l’électricité des brûleurs et des pompes, le nettoyage de l’installation et de la cheminée, la révision périodique de l’installation et des réservoirs à mazout, ainsi que le relevé et le décompte des appareils de mesure (art. 5 OBLF).
N’entrent pas en ligne de compte : la réparation et la réfection des installations, le service de l’intérêt et l’amortissement des installations (art. 6 OBLF). Et les frais de chauffage des logements non loués sont à la charge du bailleur (art. 7 al. 1 OBLF).
Les charges couvrent l’exploitation courante, pas l’entretien de la chaudière ou son remplacement. Une réparation de l’installation de chauffage, son amortissement ou les intérêts de son financement n’ont rien à faire dans le décompte (art. 6 OBLF) : ils relèvent du loyer.
Autre confusion fréquente : l’acompte se solde par un décompte, le forfait non. Avec un forfait, le locataire ne reçoit ni supplément ni remboursement, mais le montant doit correspondre à la moyenne des trois dernières années (art. 4 al. 2 OBLF).
Locataire. Comparez avec le décompte de l’an dernier, poste par poste. Si un poste vous surprend, demandez à voir les pièces justificatives : c’est votre droit. Si le supplément est important, demandez d’adapter vos acomptes pour lisser la dépense sur l’année.
Bailleur. Reprenez la clause de frais accessoires de vos baux. Un poste listé précisément se facture ; un poste oublié reste à votre charge.
Non. Les frais accessoires ne sont à la charge du locataire que si cela a été convenu spécialement (art. 257a al. 2 CO).
Au moins une fois par an, et il doit être présenté au locataire (art. 4 al. 1 OBLF).
Oui. Le bailleur doit vous permettre de consulter les pièces justificatives (art. 257b al. 2 CO) ; pour le chauffage et l’eau chaude, il s’agit des pièces originales (art. 8 al. 2 OBLF).
Non. La réparation et la réfection des installations, ainsi que l’intérêt et l’amortissement, n’entrent pas en ligne de compte comme frais de chauffage et d’eau chaude (art. 6 OBLF).
Les acomptes sont des avances soldées par un décompte annuel. Le forfait est un montant fixe, sans décompte, qui doit se fonder sur la moyenne de trois ans (art. 4 OBLF).
Le bailleur (art. 7 al. 1 OBLF), sous réserve des règles particulières de l’art. 7 al. 2 OBLF lorsque les locaux vides n’ont été chauffés que pour éviter le gel.
Informations vérifiées le 15 septembre 2026. Cet article donne une information générale et ne remplace pas l’examen de votre contrat et de votre situation.
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Groupe SF Immo SA – Le Savoir-Faire Immobilier
Quel délai pour résilier son bail d’habitation en Suisse ? D’abord celui prévu par le bail, à défaut trois mois pour le terme de l’usage local (art. 266a et 266c CO). C’est la réception qui compte, pas l’envoi.
À la remise des clés, qui paie quoi ? Le locataire rend le logement dans l’état d’un usage conforme au contrat : l’usure normale n’est pas à sa charge (art. 267 CO). Le bailleur doit signaler les défauts immédiatement (art. 267a CO).